Le Baltic Dry Index

Vous connaissez le ‘Baltic Dry Index’ ? Ce dernier fut créé en 1998 et il est géré par la société britannique Baltic Exchange à Londres. Le ‘Baltic Dry Index’ est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières dites sèches. Il est établi sur une moyenne des prix en vigueur sur 24 routes mondiales de transport maritime en vrac de matières, tels que les minerais, le charbon, les métaux, les céréales, etc…

Sa portée dépasse donc largement le secteur du fret : comme les prix dépendent des quantités de marchandises transportées, lesquelles sont les matières premières qui serviront à la production de biens finis ou semi-finis, le BDI est un indicateur avancé de l’évolution des échanges et de la croissance mondiale.

Voici la logique, – Plus de trafic maritime de matières premières = hausse de l’indice BDI.   Autrement dit :

– Lorsque le coût du fret augmente (hausse de l’indice BDI), c’est qu’il y a reprise de la demande de transport de matières premières.
– Or lorsque le trafic de marchandises repart, c’est signe que la production industrielle est sur le point de reprendre, ou d’augmenter (on achète de la matière pour la transformer).
– Et si la production industrielle repart, c’est qu’il y a en amont des commandes. Ce qui est en général signe avant-coureur d’une reprise économique plus globale.

Mesuré en temps réel (sa mise à jour est quotidienne), il ne peut être ni révisé, ni manipulé. Le prix est le prix. C’est donc un indicateur beaucoup plus fiable que le PIB, le taux de chômage, l’inflation ou les « indices de confiance », tous sujets à caution. En ce sens, il est très prisé des experts du monde financier.

L’indice est détaillé en plusieurs indices en fonction de la capacité des navires. Par exemple, l’indice Supramax, l’indice Panamax et l’indice Capesize. Ces indices sont basés sur les évaluations faites par plusieurs courtiers maritimes internationaux. 

Comment faut-il interpréter cet indice? Comme le coût du fret maritime varie avec la quantité de marchandises transportées et que le vrac sec constitue habituellement des marchandises précurseurs d’une production (comme le ciment, le charbon ou l’acier), cet indice est vu comme un bon indicateur d’une croissance future de la production.

Une caractéristique de cet indice, c’est qu’il est très volatile. Par exemple, de mai 2008 à octobre 2008, il a perdu 85% de sa valeur. En septembre 2006, il atteignait 8,270 points, les prix ayant doublés en un an faute de navires suffisants pour suffire à la demande suite à l’explosion du trafic maritime avec la Chine. À la fin de mai 2008, il atteignait son plus haut niveau soit 11,793 points. Le 8 novembre 2008, il ne cotait plus que 815.

En plus du ‘Baltic Dry Index’, un autre indice devrait être pris en compte afin de se donner une meilleure idée de la vitalité économique mondiale. Il s’agit de HARPEX Container Freight Index qui lui rapporte la performance des exportations manufacturières.

L’origine des chiffres

Il est toujours fascinant de connaître l’origine des choses. En fait, quelle est l’origine des chiffres ? Ces chiffres que l’on utilise jour après jour sans jamais vraiment se poser de questions. 

La négociation des devises (Forex) aurait débuté un peu avant l’époque des  Babyloniens. Ce serait eux qui auraient été les premiers à utiliser des notes de crédit et des reçus (en papier). Déjà à l’époqe, différentes formes de monnaies avaient commencé à exister donc à être utilisées. Au début, la valeur des biens et services a été exprimée en d’autres biens et services, aussi appelé « le système de troc ». Les limites de ce système ont été le catalyseur pour l’établissement de médiums plus généralement acceptés dans les échanges. 

L’évolution des moyens de paiement et une réserve de valeur sûre a commencé avec des pierres, des dents et des plumes. Cela a conduit à l’utilisation des métaux comme l’or et l’argent. Ensuite, il a été le papier-monnaie gouvernementales. 

Avant la première guerre mondiale, les banques centrales soutenaient leurs monnaies avec la convertibilité en or. Toutefois, selon certains, l’étalon en or avait ses faiblesses lors de périodes d’expansion-récession. Toutefois, comme les économies se déplacaient de plus en plus, le papier-monnaie pas soutenus par l’or, à causer d’autres problèmes. Une offre croissante de papier-monnaie sans le soutien de l’or a conduit à l’inflation dévastatrice résultant de l’instabilité politique. Comme vous pouvez le voir, l’argent a commencé très simplement avec l’or, l’argent, et ainsi de suite … 

Jetons un regard sur quelque chose d’encore plus simple que de l’argent; regardons comment nous en sommes arriver à ces nombres que nous connaissons tous aujourd’hui et comment ils ont pris la forme que nous leur connaissons. Le système de numération que nous utilisons aujourd’hui (1,2,3,4,5 …) est appelé en arabe – système de numéro. Nous avons également le système des nombres romains (I, II, III, IV, V, …) qui est rarement utilisée dans la vie quotidienne. 

Selon les historiens, bien que les Arabes les ont popularisé, ils dateraient de la période des marchands phéniciens. Pourquoi ces chiffres ressemblent-ils à ce que nous connaissons aujourd’hui ? …le un qui ressemble à 1, le deux qui ressemble à 2, et ainsi de suite? La réponse est extrêmement simple. Avez-vous remarquez, ils sont tous les angles ».